Les Instants Magnétiques 2026 (10 mars-10 avril)

Entrez dans la maison, la tête et le corps des artistes !

Les Instants Magnétiques vous invitent à rencontrer les artistes, à découvrir leur processus de création, à partager leur regard sur le monde. Qu’ils soient au commencement de leur parcours artistique, expérimentés ou de renom international, les artistes viennent aux Instants Magnétiques avec leur actualité brûlante, avec ce qui les habitent, les remuent aujourd’hui.

Chaque soir est une performance pour les artistes et le public ; une œuvre éphémère qui s’écrit ensemble le temps de la présentation.

• KATA | Anna Chirescu
mar. 10 mars 2026 | 20h
mer. 11 mars 2026 | 20h
50 mn environ – tarif unique 8 €


Le Kata est l’art du combat solitaire, codifiant des enchaînements techniques contre des adversaires imaginaires. Pour ce solo, Anna Chirescu s’inspire des 26 suites de gestes du karaté Shotokan, pratique grâce à laquelle son père s’émancipe de la dictature communiste en Roumanie en 1980.
La chorégraphe croise la puissance symbolique de cet art martial avec un registre historique, folklorique et autobiographique. Au seuil d’un passé méconnu et au croisement de plusieurs frontières géographiques, l’artiste interroge cet héritage intime, la mémoire familiale et ses racines roumaines.
Entremêlant danse, archives personnelles, musique électronique live, exploration vocale et costumes, elle tisse un récit mélancolique autour des origines.
KATA convoque au présent, un passé et des récits à travers lesquels l’intime se partage et se fait politique.

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Les festivals Le Grand Bain du Gymnase CDCN et Les Instants Magnétiques s’unissent cette année pour mettre en lumière l’univers singulier de l’un des chorégraphes majeurs de la scène contemporaine : Boris Charmatz.

• herses + levée | Boris Charmatz
duo + solo
mar. 17 mars 2026 | 20h
mer. 18 mars 2026 | 20h
40 mn environ – tarif unique 8 €


C’est dans son répertoire que Boris Charmatz a prélevé les matériaux qui constituent cette proposition en deux temps : à partir de deux chorégraphies initialement créées pour des groupes sont extraits un solo et un duo, qui deviennent deux pièces autonomes, deux précipités de danse.
Dans
levée, solo, Marion Barbeau, danseuse passée par l’Opéra de Paris, se réapproprie les 25 mouvements qui composaient la pièce Levée des conflits. Elle y parcourt seule, au son des «bariolages» au violon d’Amandine Beyer, sa propre version de cette partition, qui fut à l’origine conçue pour 24 interprètes comme un canon de gestes à la dérive.
Dans herses, duo, issu de herses (une lente introduction), le désir de fusion devient le moteur d’une danse sculpturale et charnelle, une danse aux corps nus et enchevêtrés dans un contact absolu.

• SOMNOLE | Boris Charmatz
jeu. 19 mars 2026 | 20h
60 mn – Le Gymnase CDCN de Roubaix

Dans une quasi obscurité, sur un plateau dépouillé, Boris Charmatz, à demi-nu, danse seul, et siffle. Les airs de Bach, Billie Eilish ou encore ‘La Panthère Rose’ accompagnent son souffle, devenu musique. Un souffle qui guide un élan, agité, flottant ou vacillant.
Ce solo, le premier qu’aura signé le chorégraphe, explore les différents états où l’on SOMNOLE quand surgissent les premières rêveries.
Une pensée mise en mouvement portée par une partition à la fois physique et sifflée.

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• SWEAT BABY SWEAT | Jan Martens
sam. 21 mars 2026 | 20h
65 mn environ – tarif unique 8 €


Une femme et un homme, pour un corps à corps des plus charnels, entre fusion et affrontement.
Deux corps qui ne peuvent et ne veulent se lâcher, soixante minutes durant, au gré d’un continuum hypnotique de mouvements délicats et ralentis.
Ce solo emblématique de
Jan Martens, qui réunit depuis 2011 Kimmy Ligtvoet et Steven Michel, passe en revue toutes les variations autour du duo amoureux : de l’étreinte au rejet, du vertige de l’abandon aux retrouvailles.
SWEAT BABY SWEAT est un baiser infini, une célébration du beau. Un regard sur l’amour, au-delà des clichés, tout en puissance et vulnérabilité.

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• Enjoy your life | Pierre-Adrien Touret
ven. 3 avril 2026 | 20h
sam. 4 avril 2026 | 18h

50 mn environ – tarif unique 8 €


Enjoy your life est une exploration intime. Pierre-Adrien Touret se réapproprie sa danse, son corps et son histoire en friction avec les attentes sociétales, académiques et esthétiques.
Envisageant le corps comme un réceptacle d’histoires, de mémoires, d’apprentissages qui nous façonnent, le danseur questionne son parcours et le sentiment d’inadéquation face aux normes.
Seul au plateau mais nourri de présences amies, le danseur traverse tour à tour des états d’errance, de distorsion, de bestialité, de douceur, de sensualité. Il déploie les identités multiples et contradictoires qui le composent.
Ce solo intime affronte les rapports de domination et les injonctions de conformation, les balayant au service d’une quête d’acceptation et de réconciliation avec soi-même.
C’est une traversée, un récit d’ouverture et de partage, un appel pétillant et joyeux et empathique à énoncer haut et fort : «
je suis ici, je suis ça !»

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• Shiraz | Harmin Hokmi
sam. 4 avril 2026 | 20h
55 mn – Le Phénix scène nationale de Valenciennes

Une coprogrammation Le Gymnase CDCN et Le Phénix scène nationale, dans le cadre du festival Le Grand Bain.

Au rythme captivant de l’électro-beats qui entraîne les corps dans son impulsion, sept interprètes enroulent et déroulent une chorégraphie synchronisée, faite de petits pas chaloupés et de silhouettes à peine ondulantes. Les gestes se révèlent assurés, subtils, précis et précieux. Avec Shiraz, Armin Hokmi ravive le pouvoir infini de la danse. Portée par des corps singuliers, la force collective révèle un paysage vibrant où s’ancre une audace, celle d’une joie brute et indélébile.

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• Elle brûle | Suzanne Henry
• Logbook | Solène Wachter – Bryana Fritz
ven. 10 avril 2026 | 20h
30 mn +30 mn environ – tarif unique 8 €


Elle brûle > Elle danse pour accepter sa douceur mais sans se retourner.
En tenue académique marron, les baskets aux pieds,
Suzanne Henry déploie sa silhouette d’1,80 mètre en questionnant son vécu et son statut de femme, ainsi que son parcours et son anatomie de danseuse.
Comment composer avec notre feu intérieur sans le laisser nous consumer ?
Pour son premier solo, Suzanne Henry puise dans un concentré d’émotions intimes et refoulées, au sein desquels la colère apparaît comme force motrice et source de vitalité. La rage pousse le corps dans ses ultimes retranchements physiques et émotionnels.
Les grincements, l’épuisement et l’essoufflement guettent. Être dans l’urgence pour accepter ensuite de déposer sa colère et sa vulnérabilité.


Logbook > De la rencontre de deux mondes surgit une étrange harmonie — un duo entre Solène Wachter et Bryana Fritz, chorégraphes et interprètes, chacune traversée par son langage, ses fantômes et ses fragments.
Danses, chants, images et mots apparaissent dans un flux continu — tantôt dissonants, tantôt accordés. Ensemble, elles dessinent une danse de l’excès, où la chorégraphie se transforme en densité. Non pas un récit, mais une orchestration d’états : un corps polyphonique, un espace saturé, une cacophonie organisée d’où émerge une troisième voix, née de la tension, de la contradiction et de la coexistence.

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